Les deux régimes, en français
Le micro-BNC, c'est la simplicité : tu déclares ton chiffre d'affaires encaissé, et l'administration considère forfaitairement que 34 % partent en frais — tu es imposé·e sur les 66 % restants. Pas de comptabilité complète, pas de liasse fiscale. Condition : rester sous 83 600 € de recettes annuelles (plafond 2026).
La déclaration contrôlée (les « frais réels »), c'est la précision : tu déduis tes charges réelles — loyer, RCP, comptable, matériel, kilomètres, rétrocession… — et tu es imposé·e sur ton bénéfice exact. En échange : une vraie comptabilité et la déclaration 2035.
La règle des 34 %
Tout le choix tient là : si tes charges réelles dépassent 34 % de ton CA, le réel te fait payer moins ; en dessous, le micro gagne. Un cabinet seul avec peu de frais est souvent sous les 34 % → micro. Un praticien qui paye un loyer parisien, s'équipe, roule beaucoup — ou surtout reverse une rétrocession d'assistanat — passe vite au-dessus → réel.
Cas particulier utile : les honoraires rétrocédés (l'assistant qui reverse une part au titulaire) se déduisent des recettes déclarées dans les deux régimes — cet argent n'a jamais été le tien.
Le même cabinet sous les deux régimes
60 000 € de CA, 15 000 € de charges réelles (25 % du CA — donc sous la barre des 34 %) :
| Micro-BNC | Déclaration contrôlée | |
|---|---|---|
| Base imposable (impôt sur le revenu) | 39 600 € | 45 000 € |
| Cotisations URSSAF & CIPAV / an | 14 100 € | 12 398 € |
| Cotisations / mois | 1 175 € | 1 033 € |
Cotisations calculées par le moteur Révéris (croisière, barèmes 2026). Avec 25 % de charges, l'abattement de 34 % du micro reste plus avantageux sur la base imposable — c'est tout l'esprit de la règle.
Inverse la situation — 25 000 € de charges sur le même CA (42 %) — et le réel l'emporte nettement. D'où la seule vraie méthode : compter TES charges, pas celles du voisin.
Faire le calcul sur tes chiffres
Le simulateur Révéris (gratuit, sans compte) compare les deux régimes sur ton CA et tes charges, cotisations année par année comprises. Et si tu hésites encore, deux repères : on peut commencer en micro (zéro paperasse) puis passer au réel quand les charges grossissent ; et au-delà de 83 600 € de recettes, la question ne se pose plus — le réel devient obligatoire.